
La Union africaine a clôturé hier à Addis‑Abeba sa 39ᵉ session ordinaire, marquant d’un coup d’œil la volonté du continent de placer l’eau, la paix et la justice financière au cœur de son action jusqu’en 2026.
Les chefs d’État ont adopté le thème « disponibilité durable de l’eau et assainissement sûr », le décrivant comme « une dotation vitale, un bien collectif, une source de paix ». Cette orientation rejoint la préparation du Sommet des Nations Unies sur l’eau 2026, co‑organisé par le Sénégal et les Émirats arabes unis, qui se tiendra du 2 au 4 décembre 2026 aux Émirats.
Le sommet a également réaffirmé les priorités suivantes : lutte contre les conflits persistants au Soudan, Soudan du Sud, RDC, Libye et Somalie, renforcement de la sécurité au Sahel, et appel à un financement prévisible des opérations de paix menées par l’UA.
« Nous sommes en 2026, pas en 1946 », a déclaré António Guterres, soulignant l’urgence d’une réforme du Conseil de sécurité pour inclure des sièges permanents africains.
Le Secrétaire général a rappelé un déficit annuel de 4 000 milliards de dollars pour financer les Objectifs de développement durable, estimant que l’Afrique « perd davantage en service de la dette et en flux illicites qu’elle ne reçoit en aide ». Il a demandé de tripler la capacité de prêt des banques multilatérales de développement et de réformer l’architecture financière internationale afin que les pays africains participent réellement aux décisions.
Sur le climat, Guterres a noté que les pays du G20 génèrent près de 80 % des émissions mondiales, alors que l’Afrique détient 60 % du potentiel solaire mondial, mais n’attire qu’une part marginale des investissements verts.
| Thème | Chiffre clé |
|---|---|
| Déficit financement ODD | 4 000 milliards $ |
| Emissions G20 | ≈ 80 % du total |
| Potentiel solaire Afrique | ≈ 60 % mondial |
| Dates Sommet ONU Eau 2026 | 2‑4 déc. 2026 |
La cérémonie a officiellement transféré la présidence tournante de João Lourenço (Angola) à Évariste Ndayishimiye (Burundi) pour l’année 2026, renforçant la continuité du mandat continental. En clôture, Guterres a insisté :
« Ce n’est pas un au revoir. »
L’Afrique, affirmée comme « bastion du multilatéralisme », semble prête à transformer ces engagements en actions concrètes.
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