Les électeurs de Louisiane ont mis un coup d’arrêt à cinq amendements constitutionnels le 16 mai 2026, infligeant une défaite nette au législature et au gouverneur Jeff Landry.
Le scrutin a concerné :
| Amendement | Objet proposé | Issue |
|---|---|---|
| No 1 | Suppression des protections du service civil pour les emplois d’État | Rejeté |
| No 2 | Création du district scolaire communautaire « St. George » à East Baton Rouge | Rejeté (les écoles restent sous le district parishial) |
| No 3 | Dissolution de trois fonds de confiance éducatifs pour financer une augmentation permanente des salaires des enseignants et du personnel de soutien | Rejeté (c’est la deuxième fois que les électeurs refusent cette formule) |
| No 4 | Autorisation pour les collectivités locales de réduire ou supprimer la taxe sur les stocks d’entreprises, avec versement unique en compensation | Rejeté |
| No 5 | Hausse de l’âge de retraite obligatoire des juges de 70 à 75 ans | Rejeté |
« Les électeurs ont dit non à toutes les propositions d’amendement, y compris celle qui aurait accordé une hausse permanente des salaires aux enseignants », a rapporté le correspondant d’État, Greg Hilburn.
Le rejet du No 3 maintient les fonds de confiance éducatifs intacts, laissant le système actuel de financement des salaires des enseignants inchangé. L’échec du No 2 signifie que les écoles d’East Baton Rouge restent sous l’autorité du district paroissial, annulant les ambitions de création d’un district distinct. Le refus du No 5 conserve l’âge de retraite actuel des juges à 70 ans, tandis que les deux amendements liés au service civil et à la fiscalité locale laissent en place les protections existantes et les taxes sur les stocks d’entreprises.
Pour le gouverneur Landry et la majorité législative, ces votes constituent un signal clair : les Louisianais restent sceptiques face à des réformes perçues comme trop radicales ou potentiellement risquées pour les finances publiques. Le prochain défi sera de proposer des solutions qui obtiennent l’adhésion des électeurs lors des prochains cycles électoraux.
Le verdict du 16 mai restera sans doute dans les mémoires comme un rappel que les Américains du Sud‑est continuent de contrôler étroitement les changements constitutionnels.