Le Pakistan vient d’amplifier sa présence militaire en Arabie saoudite, déployant 8 000 soldats, un escadron complet d’environ 16 avions de combat JF‑17, deux escadrons de drones et un système de défense aérienne chinois HQ‑9, dans le cadre d’un pacte de défense mutuelle signé l’an passé.
Les tensions entre Riyad et Téhéran se sont intensifiées après plusieurs frappes iraniennes contre des installations énergétiques saoudiennes, entraînant des représailles non publiées de l’Arabie saoudite contre l’Iran. Pendant ce même temps, Islamabad s’est imposé comme principal médiateur, organisant les seules négociations entre les États‑Unis et l’Iran qui ont abouti à un cesse‑feu de six semaines. Le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a d’ailleurs laissé entendre que le traité place l’Arabie saoudite sous « l’ombrelle nucléaire du Pakistan ».
Les forces envoyées sont principalement destinées à l’assistance : conseil, formation et renforcement des capacités saoudiennes, même si les responsables de la sécurité qualifient la mission de « capable de combat ».
« Le déploiement comprend environ 8 000 soldats, avec l’engagement d’en envoyer davantage si nécessaire, ainsi qu’un système de défense aérienne HQ‑9 », a déclaré l’un des sources gouvernementales.
Le matériel est exploité par du personnel pakistanais mais financé par Riyad. En plus des troupes terrestres, le pacte prévoit la possible mise à disposition de jusqu’à 80 000 soldats pakistanais et le déploiement éventuel de navires de guerre, bien que Reuters n’ait pas confirmé l’arrivée de ces derniers.
| Élément | Quantité | Origine |
|---|---|---|
| Soldats | 8 000 (potentiellement 80 000) | Pakistan |
| Avions de combat | ≈ 16 JF‑17 | Conception conjointe Pakistan‑Chine |
| Drones | 2 escadrons | Pakistan |
| Système anti‑aérien | 1 HQ‑9 | Chine |
Cette mobilisation, bien plus qu’une simple mission symbolique, renforce la coopération militaire pakistano‑saoudienne tout en soulignant le rôle pivot du Pakistan dans la tentative de contenir l’escalade du conflit Iran‑Arabie saoudite. Le monde observe maintenant comment ce nouveau « bouclier » pourrait influencer les équilibres du Golfe.