
Le jour où le Président Donald Trump a annoncé la création d’un fonds d’indemnisation « anti‑instrumentalisation », la salle de presse de la Maison‑Blanche s’est remplie d’une tension palpable : il s’agit d’un dispositif de près de 1,8 milliard de dollars destiné à « réparer » les préjudices que le président qualifie d’injustes à l’encontre de ses partisans poursuivis sous l’administration Joe Biden.
Le ministère de la Justice, sous la direction intérimaire de Todd Blanche – ancien avocat personnel de Trump – a précisé que le fonds sera alimenté par des fonds fédéraux et pourra accepter des demandes jusqu’au 15 décembre 2028, date qui coïncide avec la fin du second mandat de Trump.
« L’appareil d’État ne devrait jamais être instrumentalisé contre un Américain, et ce ministère a l’intention de réparer les torts causés par le passé, tout en veillant à ce que cela ne se reproduise pas. »
Le dispositif sera géré par cinq membres nommés par le ministre de la Justice, mais le président pourra révoquer n’importe quel membre. En contrepartie de la création du fonds, Trump a accepté de retirer une plainte contre l’IRS – où il réclamait 10 milliards de dollars de dommages‑intérêts après la fuite de ses déclarations d’impôts – et ses deux fils aînés recevront uniquement des excuses formelles, sans compensation financière.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Montant du fonds | 1,776 milliard de dollars |
| Date limite de dépôt des demandes | 15 décembre 2028 |
| Nombre de pardons de partisans du Capitole (janv. 2025) | Plus de 1 000 |
| Peine d’un employé du fisc (janv. 2024) | 5 ans de prison |
Le projet a immédiatement déclenché une vague de critiques parmi les démocrates, qui le qualifient de « caisse noire ».
« De toutes les choses corrompues qu’il a faites, celle-ci est l’une des plus abjectes. » – Chuck Schumer, chef de la minorité au Sénat.
« Corruption pure et simple. » – Alexandria Ocasio‑Cortez, députée.
« Trump ne s’est pas contenté de gracier ses partisans qui ont pris d’assaut le Capitole. Il s’est maintenant arrangé pour créer une caisse noire afin de récompenser ses alliés – avec l’argent de vos impôts. Ça ne s’invente pas. » – Hillary Clinton, candidate à la présidence en 2016.
Ces accusations soulignent la perception d’un usage du pouvoir exécutif pour protéger et récompenser les partisans du président, au détriment des contribuables.
En somme, ce fonds de presque 2 milliards de dollars, annoncé comme une mesure de justice réparatrice, se heurte à une opposition politique qui le voit comme un nouvel outil de favoritisme. Le débat sur son avenir et son impact sur la confiance dans les institutions américaines ne fait que commencer.