
Le président américain Donald Trump a annoncé samedi qu’il allait examiner une nouvelle proposition de paix émanant de Téhéran, tout en laissant entendre qu’elle était peu susceptible d’être acceptée tant que l’Iran n’aurait pas « payé un prix suffisant » pour ses actions durant les 47 dernières années.
Selon les agences iraniennes Tasnim et Fars, l’Iran a transmis à Pakistan, qui assure la médiation, un plan de 14 points visant à mettre fin définitivement au conflit déclenché en février 2024 par les États‑Unis et Israël. Le texte inclurait, entre autres, l’arrêt des hostilités sur tous les fronts et l’instauration d’un nouveau cadre pour la Strait d’Hormuz, zone stratégique où l’Iran maintient un blocus depuis le début de la guerre. Un cesse‑feu était en place depuis le 8 avril, mais les pourparlers restent au point mort.
« Je vais bientôt examiner le plan que l’Iran vient de nous envoyer, mais je ne peux pas imaginer qu’il soit acceptable tant qu’ils n’ont pas encore payé un prix suffisamment grand pour ce qu’ils ont fait à l’humanité et au monde pendant les 47 dernières années. »
Trump a répété ces propos sur la plateforme Truth Social et, lors d’une interview à West Palm Beach, a laissé entendre que des frappes pourraient reprendre si l’Iran « se mal comporte ». De son côté, le haut responsable militaire iranien Mohammad Jafar Asadi a déclaré qu’un nouveau conflit était « probable », tandis que le vice‑ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi a rappelé que la décision finale revenait aux États‑Unis, précisant que l’Iran était « préparé pour les deux voies ».
Parallèlement, les États‑Unis débattent de la conformité de l’action militaire avec le délai de 60 jours imposé par le Congrès, tandis que l’Iran subit une inflation de plus de 50 % et une chute drastique de ses exportations pétrolières, aggravant la crise humanitaire. Les prix du pétrole restent environ 50 % supérieurs aux niveaux d’avant‑guerre, reflétant la tension autour du détroit.
En somme, la proposition iranienne apparaît comme un premier pas diplomatique, mais les doutes de Washington et les menaces de reprise des hostilités laissent le futur du conflit profondément incertain.