
Une vague de tensions : la France bannit le ministre israélien Itamar Ben Gvir après une mise en scène controversée, tandis que la guerre à Gaza fait de nouvelles victimes et que l’Iran brandit la menace d’une riposte « écrasante » face à un éventuel retour des hostilités américaines.
Le ministre de la Sécurité nationale d’Israël, Itamar Ben Gvir, a suscité l’indignation internationale en se filmant aux côtés de militants de la « flottille pour Gaza », les passagers du navire Global Sumud, agenouillés et les mains liées. La diffusion de la vidéo, perçue comme une intimidation des ressortissants français et européens, a poussé le ministre des Affaires étrangères, Jean‑Noël Barrot, à annoncer sur le réseau X une interdiction d’entrée en France.
« À compter de ce jour, Itamar Ben‑Gvir est interdit d’accès au territoire français », a déclaré Barrot, ajoutant que de tels « agissements inqualifiables » envers des citoyens français ne pouvaient être tolérés.
Cette mesure, rare à l’égard d’un responsable d’un État allié, marque une escalade des tensions diplomatiques entre Paris et Jérusalem, déjà fragilisées par le conflit en cours à Gaza.
Le même jour, cinq policiers palestiniens ont été tués dans une frappe aérienne israélienne ciblant le poste de police d’al‑Tuam, au nord de la bande de Gaza, selon le hôpital al‑Chifa et les autorités locales. Un deuxième blessé se trouve dans un état critique. Cette perte vient s’ajouter aux nombreuses victimes civiles déjà signalées dans la région.
Par ailleurs, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que l’Iran était prêt à infliger une réponse « écrasante » si les États‑Unis reprenaient les hostilités contre Téhéran. Ses propos, tenus après une rencontre avec le chef de l’armée pakistanaise, soulignent la volatilité du paysage géopolitique au Moyen‑Orient.
Ces développements laissent présager une période de tension accrue, où chaque geste diplomatique ou militaire risque d’alimenter un cercle vicieux de représailles.