Le député républicain Tony Gonzales (Texas) a annoncé lundi qu’il se retirera du Congrès, mettant un terme brutal à une affaire qui a secoué les deux camps à Washington.
Depuis le printemps, des messages texte découverts par les médias montrent que Gonzales aurait demandé à son assistante Regina Santos‑Aviles des photos à caractère sexuel et qu’il a maintenu une relation intime avec elle, alors même qu’ils étaient tous deux mariés. Santos‑Aviles s’est suicidée en septembre 2025 en s’incendiant, un drame qui a déclenché une enquête de la House Ethics Committee en mars.
Parallèlement, le député démocrate Eric Swalwell (Californie) faisait face à des allégations d’agressions sexuelles et de mauvais traitements sur plusieurs femmes, ce qui l’a conduit à suspendre sa campagne pour le poste de gouverneur et, finalement, à annoncer sa démission.
« There is a season for everything and God has a plan for us all. » – Tony Gonzales, publié sur X
Gonzales a déclaré qu’il déposerait sa « retraite » dès le retour du Congrès le lendemain, sans préciser de date précise de prise d’effet. Des collègues, dont la représentante Teresa Leger Fernández (Nouveau‑Mexique), ont exigé que la démission devienne « effective immediately » avant d’entamer une résolution d’expulsion, qui aurait nécessité une majorité des deux‑tiers.
La démission de Gonzales et celle de Swalwell mettent fin aux enquêtes en cours, la commission d’éthique n’ayant compétence que sur les membres en fonction. Sur le plan pratique, le siège texan restera vacant jusqu’à la prochaine élection générale de novembre, car la loi de l’État ne permet pas d’organiser rapidement une élection spéciale.
Ces deux retraits marquent une rare convergence de scandales sexuels au sein du Congrès, rappelant la fragilité du quorum républicain et la pression croissante pour une responsabilité accrue parmi les élus. Le Parlement devra désormais se concentrer sur la reconstruction de la confiance publique, alors que les dossiers d’expulsion sont définitivement hors de portée.