
Alors que les tensions géopolitiques se calment autour du conflit iranien, les marchés actions américains entament un rebond fulgurant, alimenté par l’engouement pour l’intelligence artificielle et des résultats d’entreprise solides. Le S&P 500 a gagné 11 % depuis son plus bas de mars et a atteint plusieurs records de clôture, après une chute de 8 % suite à l’attaque israélo‑américaine du 28 février. Le Nasdaq, plus technologique, a progressé d’environ 18 % depuis fin mars, tandis que le Brent crude frôle 40 % de hausse par rapport à son niveau de fin février.
« Le marché va faire ce qu’il faut pour prouver aux gens le plus possible tort », a déclaré Todd Morgan, chairman of Bel Air Investment Advisors.
Les investisseurs reviennent progressivement, attirés par les secteurs technologique, industriel et financier, notamment les actions liées à l’IA, aux data‑centers et aux petites capitalisations. Selon Deutsche Bank, les positions en actions ont enregistré l’une des plus fortes augmentations hebdomadaires depuis 2010, bien que restant modestement au-dessus du niveau neutre.
« Chaque jour est une bonne occasion de placer du capital à long terme », a souligné Seth Hickle, gestionnaire de portefeuille chez Mindset Wealth Management. Les prévisions de croissance des bénéfices pour 2026 ont grimpé de 16 % en janvier à près de 20 % la semaine dernière, selon LSEG I/B/E*S, portée par la technologie, l’énergie et les matières premières.
Les dépenses d’infrastructure et les programmes de défense, stimulés par l’IA et l’incertitude géopolitique, soutiennent la demande de matières premières, tandis que les valorisations restent attractives si la Fed entame un cycle de baisses de taux.
« Rester sur la touche serait le plus grand risque », a déclaré Michael Arone, stratège de State Street.
Les stratégies systématiques continuent d’encaisser, et les acteurs retail pourraient finalement se lancer dans la hausse, surtout si le S&P 500 franchit les 7 000 points, un niveau qui pourrait déclencher de nouveaux afflux d’achats.
Le prochain chapitre pourrait bien être une vague d’investissements qui redéfinit le paysage boursier.