La scèneest tendue à Yaoundé, où le Ministre malien du commerce, Moussa Alassane Diallo, s’est imposé comme le porte‑voix d’une campagne pour un commerce mondial plus équitable et plus solidaire.
Dans un climat où le **monde fait face à la montée du unilatéralisme et aux pressions protectionnistes, le Ministre a rappelé que les règles du commerce doivent rester transparentes, prévisibles et consensuelles. Il a dénoncé les pratiques unilatérales qui affaiblissent les économies vulnérables et a appelé à la réforme urgente du mécanisme de règlement des différends, indispensable pour que l’OMC retrouve son rôle d’arbitre accessible à tous les membres, grands comme petits.
En tant que **porte‑parole naturel du groupe C4+ (pays producteurs de coton), Diallo a laissé entendre que l’élimination des subventions distorsives accordées par les pays développés est une condition non négociable. Il a également insisté sur :
« L'intégration dans les échanges mondiaux ne peut se faire sans un traitement spécial et différencié renforcé », a souligné le Ministre, rappelant que l’aide au commerce doit devenir un levier d’industrialisation, pas seulement une aide technique.
En mobilisant son leadership au sein du C4+, le Mali vise à transformer l’OMC en un véritable moteur de développement durable pour les PMA. La pression exercée par Diallo pourrait bien accélérer les négociations et conduire à un accord plus juste, où les intérêts des économies les plus fragiles ne sont plus mis de côté.
Un espoir partagé : que la prochaine session de l’OMC marque une avancée décisive pour un commerce réellement inclusif.