Alors que les conflits au Moyen‑Orient font flamber les prix du pétrole, la Réserve fédérale se trouve à un carrefour où géopolitique et politique monétaire s’entremêlent.
Lors de sa dernière réunion avant la fin du mandat de Jerome Powell, le FOMC a maintenu le taux d’intérêt phare à 3,5 % à 3,75 %, niveau inchangé depuis décembre. Cette décision reflète une posture « attendre et voir », alors que les perturbations causées par l’Iran poussent les prix de l’énergie à la hausse, faisant grimper l’inflation. Le communiqué précise que « l’inflation est élevée, en partieDue à l’augmentation récente des cours de l’énergie », remplaçant une formulation plus douce de mars. Quatre membres du comité ont voté contre la décision, le plus grand nombre de dissensions depuis 1992, tandis que seul Stephen Miran a soutenu une éventuelle baisse des taux.
Parallèlement, la tension politique éclate : le nominee de Trump, Kevin Warsh, est sur le point de succéder à Powell, mais ce dernier compte rester gouverneur afin d’échapper à une enquête du Department of Justice concernant un projet de rénovation du siège de la Fed. Dans une déclaration forte, Powell a souligné que les attaques légales de l’administration « menacent l’indépendance de l’institution », un pilier essentiel pour mener une politique monétaire efficace.
« Ces actions juridiques sont sans précédent dans nos 113 ans d’histoire et il y a des menaces d’actions supplémentaires », a affirmé Powell, rappelant que la Fed ne sera pas un « shadow Fed chair ».
Face à ces pressions, les marchés anticipent peu de coupes de taux d’ici la fin de l’année, tandis que les économistes surveillent de près l’évolution des prix de l’énergie et les signes de ralentissement de l’emploi.
En définitive, la capacité de la Fed à préserver son indépendance restera le véritable bússolis de l’économie américaine.
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