
L’idée que l’Italie pourrait prendre la place de l’Iran au Mondial 2026 a fait le tour des médias, mais les autorités sportives et politiques italiennes l’ont catégoriquement rejetée.
Après l’élimination surprise contre la Bosnie-Herzégovine, les Bleus n’ont plus accès au tournoi. Paolo Zampolli, ancien conseiller de Donald Trump et aujourd’hui « envoyé spécial pour les partenariats mondiaux », aurait présenté à Gianni Infantino, président de la FIFA, l’idée d’un remplacement « pour le bien de tous ». Il a évoqué le précédent de Danemark en 1992, qui avait été invité à l’Euro après la disqualification de la Yougoslavie.
L’Iran, pourtant qualifié lors des éliminatoires asiatiques en mars 2025, voit sa participation remise en question à cause du conflit avec les États‑Unis et Israël. Le pays doit jouer trois matchs aux États‑Unis (Los Angeles et Seattle). Si l’Iran devait se retirer, les observateurs pointent les Émirats arabes unis comme successeur probable, la meilleure nation asiatique non qualifiée.
« Ce n’est pas possible, ce n’est pas approprié, je ne sais pas ce qui vient en premier », a déclaré le ministre italien des Sports Andrea Abodi à Sky News, insistant sur le principe que la qualification doit se faire « sur le terrain ».
Le président du Comité Olympique italien, Luciano Bonfiglio, a ajouté qu’il se sentirait « offensé » par une telle proposition. Le ministre des Finances, Giancarlo Giorgetti, a qualifié l’idée de « honteuse ».
Du côté de Washington, Trump a oscillé entre un accueil « les joueurs iraniens sont les bienvenus » et des réserves de sécurité, qualifiant la présence iranienne d’« inappropriée ». La FIFA reste ferme : Infantino a réaffirmé que l’Iran « sera bien au Mondial » et que le sport doit rester en dehors de la politique.
En définitive, la proposition de Zampolli apparaît comme un coup de pouce diplomatique raté ; les Italiens tiennent à leurs médailles obtenues sur le terrain, tandis que la participation de l’Iran reste, pour l’instant, assurée.
Le débat montre à quel point le football mondial peut devenir le théâtre de tensions géopolitiques, même lorsque les règles du jeu insistent sur la méritocratie.