
Le nouveau organisme iranien de gestion du détroit d’Ormuz a annoncé mercredi qu’il étendait sa zone de contrôle jusqu’aux eaux au sud du port émirati de Fujaïrah, où se trouvent des installations pétrolières destinées à contourner le blocus. Depuis le déclenchement du conflit, provoqué par une attaque conjointe israélo‑américaine contre Téhéran le 28 février, Téhéran exige que tout navire transitant par le détroit obtienne une autorisation des forces armées iraniennes, même si un cessez‑le‑feu fragile est en vigueur depuis le 8 avril.
Dans les dernières 24 heures, la marine des Gardes révolutionnaires a déclaré le passage de 26 navires, dont un pétrolier sud‑coréen « en coordination avec l’Iran », première fois depuis le début des hostilités selon Séoul. De son côté, l’armée américaine a saisi un pétrolier battant pavillon iranien, suspecté d’avoir tenté de violer le blocus des ports iraniens.
L’Iran examine, via le médiateur pakistanais, une nouvelle proposition de paix américaine. Le porte‑parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré à la télévision d’État :
« Nous avons reçu les points de vue de la partie américaine et nous les examinons actuellement, mais nous restons très méfiants ».
Il a rappelé les exigences de Téhéran : le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger et la fin du blocus américain des ports.
Le président Donald Trump a laissé ouverte la voie diplomatique, affirmant :
« C’est sur le fil, croyez‑moi. Si nous n’obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. »
Il a ajouté que, selon les réponses obtenues, les États‑Unis pourraient soit conclure un accord rapidement, soit « prendre des mesures un peu plus sévères ».
L’espoir d’un accord a fait chuter le prix du brent, qui a perdu 5,63 % pour atteindre 105,02 $ le baril. Les bourses européennes ont terminé en hausse nette, tandis que le Dow Jones a progressé de 1,31 %.
Alors que les négociations restent au stade de discussions confidentielles, le contrôle iranien du détroit d’Ormuz et les exigences économiques de Téhéran continuent de façonner la dynamique d’un conflit qui pourrait bien basculer à tout moment.