Un missile venu d’Iran a réduit en décombres un immeuble de sept étages à Haïfa, laissant la ville sous le choc dès le dimanche 5 avril 2026.
Vers 18 h00 (15 h00 GMT), les systèmes de défense israéliens ont détecté le lancement d’un projectile depuis l’Iran. Quelques minutes plus tard, le missile a touché directement l’édifice résidentiel, provoquant son effondrement quasi total. Les secours ont retrouvé deux corps parmi les gravats, tandis que les recherches se poursuivent pour deux personnes disparues.
Les premiers relevés de l’armée israélienne évoquaient « quatre personnes portées disparues », puis, dans une mise à jour ultérieure, « trois personnes portées disparues ». Cette évolution reflète la difficulté d’évaluer la situation sur le terrain.
« Lorsque nous sommes arrivés, l’immeuble était criblé de gros blocs de béton. Nous avons extrait un homme de 82 ans, grièvement blessé mais conscient, et l’avons transporté à l’hôpital », a déclaré Shevach Rothenshtrych, secouriste du Magen David Adom (MDA).
Le MDA a signalé quatre blessés, dont un octogénaire gravement touché, deux femmes (77 ans et 38 ans) légèrement blessées par des éclats, et un bébé de 10 mois souffrant d’une blessure à la tête. Un autre blessé grave, un homme âgé, a été évacué rapidement.
L’impact du missile a laissé le quartier résidentiel plongé dans la fumée et le noir, les équipes de secours travaillant à la lueur de projecteurs. Les autorités israéliennes ont confirmé que le projectile était bien d’origine iranienne, marquant une escalade dans les tensions régionales.
Les hôpitaux locaux traitent les victimes tout en préparant la prise en charge de nouveaux blessés potentiels. La communauté internationale suit de près l’incident, qui pourrait déclencher des réponses diplomatiques ou militaires supplémentaires.
Alors que les recherches continuent, la ville de Haïfa demeure en état d’alerte, attendant des nouvelles des personnes encore introuvables.
Le drame souligne la fragilité du quotidien dans une zone en guerre, où chaque frappe peut transformer un quartier paisible en un champ de ruines.