
Un casque bleu indonésien de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (UNIFIL) a été mortellement touché hier soir, tandis que trois de ses camarades ont été blessés, dont un grièvement, lorsqu’un projectile d’origine inconnue a explosé près d’Adchit al‑Qusayr, au sud du Liban, zone où les combats entre Israël et le Hezbollah s’intensifient.
« Nous ne connaissons pas l’origine du projectile. Nous avons ouvert une enquête pour déterminer toutes les circonstances », a indiqué UNIFIL dans son communiqué.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré sur X :
« Je condamne fermement l’incident survenu dimanche, au cours duquel un casque bleu indonésien a été tué dans le cadre des hostilités entre Israël et le Hezbollah. »
Le gouvernement indonésien a présenté ses plus sincères condoléances aux proches du défunt et aux blessés. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a profité de l’occasion pour ordonner l’extension de la « zone de sécurité » le long de la frontière libanaise, visant à « neutraliser définitivement la menace d’invasion et à éloigner de la frontière les tirs de missiles antichars » du Hezbollah.
Cet épisode s’inscrit dans un contexte de plus d’un mois de conflit, déclenché le 28 février, qui a déjà fait plusieurs victimes parmi les forces de maintien de la paix, dont trois soldats ghanéens blessés le 7 mars. La mort du peacekeeper indonésien souligne la vulnérabilité croissante des missions humanitaires dans une guerre qui continue de se régionaliser.
Alors que le front sud libanais se durcit, la communauté internationale observe avec inquiétude la montée des risques pour les forces de l’ONU, dont le mandat demeure crucial pour contenir l’escalade.
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