
L'équipe nationale d'Iran a entamé son tournoi de manière tumultueuse, marquée par une logistique complexe et des tensions diplomatiques persistantes, après avoir fait match nul 2-2 contre la Nouvelle-Zélande au SoFi Stadium de Los Angeles.
Peu après le coup de sifflet final, le personnel d'encadrement a reçu l'ordre immédiat de quitter les États-Unis pour regagner leur camp de base à Tijuana, au Mexique. Cette directive, dont la source reste anonyme, a empêché l'équipe d'observer une période de récupération standard. L'entraîneur Amir Ghalenoei a exprimé son mécontentement face à cette situation, soulignant que de nombreux joueurs ont été contraints de quitter le terrain en raison de crampes dues à un manque de préparation physique adéquate.
Les sources divergent concernant les raisons entourant le départ de l'équipe : les Sources 2 et 3 mentionnent un accord de paix annoncé récemment entre les États-Unis et l'Iran, tandis que la Source 1 évoque une campagne de bombardements menée par les États-Unis et Israël en février comme contexte aux difficultés rencontrées par la sélection.
Le capitaine Mehdi Taremi a qualifié la gestion du tournoi de « désastreuse », pointant du doigt le manque de soutien et les obstacles bureaucratiques. Plusieurs membres clés de la fédération et du staff technique n'ont d'ailleurs pas pu obtenir de visas pour entrer sur le territoire américain.
Malgré les tensions en coulisses, la rencontre a offert un spectacle animé. La Nouvelle-Zélande a mené à deux reprises grâce à des buts d'Elijah Just, mais l'Iran a su revenir au score par Ramin Rezaeian et Mohammad Mohebi. Dans les tribunes, l'atmosphère était marquée par les divisions au sein de la diaspora iranienne, certains spectateurs manifestant leur opposition au régime, tandis qu'une large foule a bruyamment soutenu les joueurs iraniens pendant les 90 minutes.
L'Iran doit désormais affronter la Belgique et l'Égypte dans un groupe où les quatre équipes sont à égalité avec un point chacune, laissant l'issue de leur qualification incertaine.