
Un cessez-le-feu est entré en vigueur entre Israël et le Hezbollah au Liban, mettant fin à une période d'intenses combats, alors même que les efforts diplomatiques visant à consolider un accord plus large entre les États-Unis et l'Iran rencontrent des obstacles logistiques.
Les négociations prévues en Suisse entre les représentants américains et iraniens ont été reportées. La Maison Blanche a annoncé que le vice-président JD Vance ne se rendrait pas sur place, qualifiant la logistique de « ni simple ni prévisible ». Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé le report de ces discussions, qui devaient se tenir au complexe hôtelier du Burgenstock pour aborder la mise en œuvre d'un protocole d'accord, incluant le programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines.
Avant cette annonce, des médias liés au Hezbollah avaient affirmé que les pourparlers étaient suspendus en raison des frappes aériennes israéliennes en cours.
Le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah a pris effet à 16h00, heure locale. Le porte-parole de l'armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, a confirmé l'accord tout en précisant que les forces de défense israéliennes (FDI) restaient prêtes à reprendre le combat si nécessaire.
Les bilans des pertes humaines liés aux récents bombardements présentent toutefois des divergences selon les sources :
Alors que les autorités libanaises ont fait état d'au moins 18 décès suite aux frappes nocturnes dans le sud du pays dans une première estimation, d'autres rapports font état de 47 victimes pour la même période.
Le conflit, qui a vu plus de 3 900 morts selon les autorités libanaises et la perte de 30 soldats et quatre civils côté israélien, reste marqué par une rhétorique belliqueuse. Le ministre de la Sécurité nationale israélien, Itamar Ben-Gvir, a notamment déclaré que « tout le Liban doit brûler », une position critiquée par JD Vance, qui a exhorté les responsables israéliens à « se réveiller et à regarder la réalité en face ».
Malgré l'approbation du deal par le guide suprême iranien Ali Khamenei — qui a toutefois rejeté l'idée d'une soumission à l'ennemi — et la réponse du président Trump affirmant que « l'Iran est fini », la stabilité de la région demeure fragile, suspendue à l'application concrète des engagements pris sur tous les fronts.