
Alors que les émissaires tentent d'imposer une trêve depuis Washington, le front sud-libanais continue d'imposer son implacable et lourd tribut humain.
L'armée israélienne a annoncé ce week-end la mort de deux militaires engagés dans les combats au Liban. Le capitaine Shahar Gamla, officier de l'unité commando Egoz, a succombé samedi après avoir été grièvement blessé par un drone du Hezbollah. Le sergent Ohad Yaari, 21 ans, de la brigade Givati, a quant à lui perdu la vie vendredi lors de ce qui est décrit par une enquête en cours comme un incident de tir accidentel, bien qu'initialement présenté comme une perte liée à une activité opérationnelle classique.
La première source indique que le capitaine Shahar Gamla était âgé de 23 ans, tandis que la seconde rapporte qu'il avait 24 ans. Aucune confirmation officielle ne permet de trancher.
« Depuis le 7 octobre, Shahar s'est battu partout où l'État d'Israël avait besoin de lui, avec courage, détermination et un profond sens de la mission », a déclaré Uri Kellner, un ami de la famille et responsable local.
La violence n'épargne pas les forces régulières libanaises. Trois de leurs membres, dont deux officiers, ont été tués dans une frappe israélienne qui a pulvérisé leur véhicule sur la route de Nabatieh. L'armée israélienne s'est défendue en affirmant que l'incident, actuellement sous enquête, s'était produit sans coordination préalable dans une zone active du Hezbollah.
| Bilan humain rapporté (depuis le début de la guerre) | Chiffres clés |
|---|---|
| Pertes israéliennes annoncées | 29 soldats et 1 civil |
| Morts au Liban (selon le ministère de la Santé) | Plus de 3 500 |
Malgré l'élaboration d'un accord de cessez-le-feu qui exigeait le retrait du Hezbollah au sud du fleuve Litani et le déploiement de l'armée libanaise dans des « zones pilotes », les hostilités se poursuivent. Le groupe paramilitaire a rejeté la proposition et maintient ses tirs de roquettes et de missiles antiaériens. En parallèle, un autre officier israélien, le capitaine Eitan Shmuel Lamberg, a été abattu au nord du Litani par un missile antichar.
Si le Premier ministre Benjamin Netanyahu maintient vouloir donner une chance à la diplomatie en suspendant temporairement les frappes sur Beyrouth, son propre cabinet le presse de relancer l'offensive. Le gouvernement libanais a demandé à Washington quelques jours supplémentaires pour parvenir à une entente avec le Hezbollah, mais l'état-major israélien se dit déjà prêt à repousser les lignes du front.
L'étroite fenêtre de la diplomatie menace de se refermer sous le fracas continu de l'artillerie.