Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé la possibilité de « bonnes nouvelles » concernant le blocage du détroit d’Ormuz, alors que des pourparlers de paix se poursuivent entre Washington et l'Iran. Lors d'un déplacement en Inde, M. Rubio a indiqué qu'il pourrait y avoir des précisions prochainement, tout en précisant que le travail n'était pas encore finalisé.
Ces déclarations font suite à l’annonce du président américain Donald Trump, qui a affirmé samedi qu’un accord visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis et Israël d'une part, et l’Iran d’autre part, était proche. Selon M. Trump, cet accord permettrait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique pour l'approvisionnement énergétique mondial.
Si le président américain soutient qu'un accord a été « largement négocié », les réactions iraniennes sont divergentes. L'agence de presse semi-officielle Tasnim, citant une source informée, rapporte que les deux pays divergent encore sur « une ou deux dispositions ». Parallèlement, l'agence Fars a qualifié les affirmations de M. Trump de « loin de la réalité ».
D’après des informations rapportées par Axios, le projet d'accord prévoirait une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu actuel. Durant cette période, le détroit serait rouvert et l'Iran serait autorisé à exporter son pétrole, en attendant des discussions ultérieures sur le programme nucléaire de Téhéran. Le texte inclurait également la fin des affrontements entre Israël et le Hezbollah au Liban.
La position israélienne reste toutefois prudente. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a insisté, lors d'un échange avec M. Trump, sur la nécessité pour Israël de conserver sa liberté d'action contre les menaces pesant sur tous les théâtres d'opération, y compris au Liban. Le président américain a réitéré son soutien à ce principe. À la suite de ces échanges, M. Netanyahu doit tenir des consultations de sécurité pour définir la posture d'Israël face à ces évolutions.
L'issue de ces négociations demeure incertaine, le sort du détroit d'Ormuz restant le pivot central des enjeux énergétiques et sécuritaires actuels.