
Le président Donald Trump a déclaré que le cesse‑feu qui suspend les hostilités entre les États‑Unis, Israël et l’Iran est « sur support de vie », laissant entendre que la trêve, en place depuis le 8 avril, s’épuise rapidement.
Après la guerre déclenchée le 28 février, l’Iran a présenté, par l’intermédiaire de l’Arabie Pakistanaise, une contre‑proposition qui exige la compensation totale des dommages, le dégel des avoirs iraniens bloqués à l’étranger, la levée des sanctions et la reconnaissance de sa souveraineté sur le détroit d’Ormuz. Le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a décrit cette offre comme « raisonnable et généreuse », tout en rappelant que l’Iran ne réclame aucun « concession », seulement le respect de ses « droits légitimes ».
Trump, toutefois, a qualifié la réponse iranienne de « pièce de rebut » et a souligné que le texte ne mentionnait pas la remise de l’uranium hautement enrichi que le président estime indispensable à une solution durable. Il a ajouté que l’Iran n’avait pas respecté les engagements précédents relatifs à son stock d’uranium.
« Le cesse‑feu est sur un support de vie massif, où le médecin dirait : ‘Votre proche n’a qu’un pourcent de chances de survivre’ », a déclaré Trump aux journalistes.
La réaction américaine a fait grimper les cours du pétrole et ravivé les craintes d’une perturbation prolongée du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, déjà partiellement bloqué par les forces américaines. Amin Nasser, PDG d’Aramco, a averti que même une ouverture immédiate du détroit ne rétablirait l’équilibre des marchés que plusieurs mois plus tard, voire jusqu’en 2027.
Par ailleurs, le Directeur exécutif de l’UNOPS, Jorge Moreira da Silva, a souligné le risque d’une crise humanitaire majeure, estimant que 45 millions de personnes pourraient être poussées vers la faim si les pénuries d’engrais et de denrées alimentaires ne sont pas rapidement résolues.
Trump a indiqué envisager de relancer « Project Freedom », une opération courte‑durée destinée à escorter les navires civils à travers le détroit, tout en précisant qu’aucune décision finale n’était encore prise.
Le futur du cesse‑feu, les négociations sur l’Ormuz et l’éventuelle reprise d’une assistance militaire américaine restent donc incertains, alors que les pressions économiques et humanitaires s’intensifient.
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