
En mars2022, un Boeing 737‑800 de China Eastern s’est écrasé dans les collines du Guangxi, faisant 132 morts ; aujourd’hui, les données du National Transportation Safety Board (NTSB) américaines, publiées cette semaine, révèlent que les interrupteurs du carburant des deux moteurs ont été actionnés sur « cut‑off » en plein vol, à 29 000 pieds et avant que la vitesse des moteurs ne diminue. Aucun défaut technique n’a été identifié : les enquêteurs se sont alors focalisés sur les gestes du commandant.
Le registre de vol montre que les deux interrupteurs sont passés simultanément de la position « run » à « cut‑off », provoquant une chute de régime moteur. « Il n’y a aucune raison de couper les moteurs en vol, c’est ce qui rend cet événement très inhabituel », a souligné un expert interrogé par Bloomberg. Les autorités américaines insistent sur le caractère inhabituel de cet acte, alors que les pilotes chinois doivent d’abord tirer le commutateur vers le haut avant de le déplacer sur cutoff.
La Civil Aviation Administration of China (CAAC) affirme que l’équipage était titulaire de licences valides, en bonne santé et adéquatement reposé, mais les spécialistes occidentaux estiment que l’action ressemble à un arrêt intentionnel du carburant. > Source chinoise affirme que le pilote était compétent, alors que les données américaines pointent vers une manipulation délibérée. Les deux versions restent en tension.
La pression monte pour que Pékin publie enfin son rapport complet, car l’absence de transparence laisse place à la spéculation sur les causes réelles de ce tragique accident.