Le détroit deHormuz, laboratoire de la prochaine guerre Pacifique
Le ministre singapourien des Affaires étrangères, Vivian Balakrishnan, considère les tensions actuelles autour du détroit de Hormuz comme un « essai général » avant un conflit futur dans le Pacifique.
Singapour entretient des liens économiques étroits avec les États‑Unis et la Chine : $467,6 milliards d’investissements américains y sont enregistrés en 2024, tandis que le surplus commercial américain atteint $3,6 milliards, soit +91,5 % par rapport à l’année précédente. En parallèle, les exportations vers la Chine ont bondi à $58,8 milliards en 2023.
« Nous ne choisirons pas entre Washington et Pékin ; nous agirons uniquement selon ce qui sert l’intérêt national de Singapour », a déclaré Balakrishnan.
« Nous serons utiles, mais nous ne serons pas utilisés », a-t-il ajouté.
La fermeture partielle du détroit de Hormuz, où passent 20 % du pétrole mondial, menace d’alourdir les prix du carburant et d’accentuer l’inflation aux États‑Unis. La Chine, en profitant de la crise, développe le commerce en yuan, affaiblissant la domination du dollar.
Balakrishnan craint qu’une fracture sino‑américaine ne force Singapour à imposer des droits de passage qui pourraient se répercuter sur le détroit de Malacca, voie maritime cruciale pour 30 % du commerce mondial.
« Le droit de passage en transit est garanti à tous ; nous n’interviendrons pas pourBloquer ou taxer les navires », a insisté le ministre.
D’autres États d’Afrique du Sud envisagent des solutions alternatives : l’Indonésie explore des péages pour les navires, tandis que la Thaïlande accélère un projet de « landbridge » reliant l’océan Indien au Pacifique. La Malaysia, accusant Singapour de ne pas négocier avec l’Iran, a critiqué l’approche juridique du ministre.
En résumé, Singapour navigue entre deux géants, prête à défendre ses intérêts sans se soumettre à l’un ou à l’autre, tandis que le futur du commerce maritime mondial reste incertain.
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