
Le prix du brut a chuté de façon marquée depuis que le trafic maritime a recommencé à traverser le détroit d’Hormuz, après la signature d’un protocole d’entente entre les États‑Unis et l’Iran qui a ouvert la voie à la levée partielle des sanctions.
Le brent a oscillé entre 72,48 $ le baril (premier creux signalé) et 76,30 $ (dernier relevé), tandis que le WTI a glissé de près de 70 $ à 72,43 $ selon les différents rapports. Cette chute de plus d’un pour‑cent a placé les deux références près de leurs plus bas niveaux depuis quatre mois.
Les données de suivi indiquent qu’environ 80 navires ont traversé le détroit depuis le premier round de pourparlers à Genève, contre plus de 100 navires quotidiens avant le conflit. Des supertankers autrefois bloqués ont quitté le golfe, mais le volume transporté reste estimé à 6‑7 millions de barils par jour, bien en dessous du débit habituel de 20 millions. L’Organisation maritime internationale a lancé une opération d’évacuation pour plus de 11 000 marins retenus dans la zone.
Les États‑Unis ont accordé une dérogation de sanctions de 60 jours permettant à l’Iran d’exporter du brut jusqu’en août, ce qui a renforcé les attentes d’une offre accrue. Le président Donald Trump a ordonné une enquête sur les majors du pétrole, les accusant de « gouging » des conducteurs, tandis que l’American Petroleum Institute rappelle que les prix à la pompe ne suivent pas toujours le cours du brut. Au Royaume‑Uni, le régulateur de la concurrence a conclu qu’il n’y avait aucune preuve généralisée de pratiques abusives.
Conflit de datation : Source 1 indique que le protocole a été signé le 17 juin, alors que Source 3 mentionne le 18 juin pour la signature par Donald Trump et Masoud Pezeshkian. Les deux sources confirment toutefois l’existence d’un accord de 60 jours.
La conjoncture montre que la normalisation progressive du trafic dans le détroit d’Hormuz continue de soutenir la baisse du pétrole, mais les volumes restent bien inférieurs aux niveaux d’avant‑guerre.