
Le président américain Donald Trump a annoncé récemment être parvenu à un « grand accord » visant à mettre fin au conflit avec l'Iran, affirmant que des frappes militaires prévues avaient été annulées. Cependant, cette déclaration unilatérale se heurte au scepticisme marqué de Téhéran, qui dément toute finalisation des négociations.
Alors que le président américain a assuré lors d'un point presse que les termes de l'arrangement avaient été approuvés par les hautes instances iraniennes, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a tempéré ces propos.
Les sources présentent des récits divergents quant à l'état des négociations : si Donald Trump déclare que le conflit est terminé et qu'un accord sera signé sous peu en Europe, Téhéran maintient qu'aucune décision finale n'a été prise, citant des changements de position constants de la part des États-Unis.
Téhéran a précisé que, bien qu'une grande partie du texte ait été rédigée, les discussions demeurent en suspens, notamment en raison de « lignes rouges » que l'Iran refuse de franchir. Le porte-parole iranien a également souligné que le processus diplomatique était entravé par les actions américaines.
Le détroit d'Ormuz, point de passage crucial pour environ un cinquième du trafic mondial d'énergie, reste au cœur des préoccupations. Alors que Donald Trump lie la réouverture du détroit à la signature de l'accord, les autorités iraniennes ont affirmé que la voie navigable resterait fermée jusqu'à nouvel ordre.
Les marchés financiers et le secteur pétrolier ont réagi avec volatilité à ces annonces. La perspective d'un apaisement a fait chuter le prix du pétrole brut sous la barre des 90 dollars le baril, inversant temporairement la tendance à la hausse observée depuis le début des hostilités en février. Sur le terrain, l'activité militaire persiste : les forces américaines ont rapporté avoir abattu deux drones iraniens se dirigeant vers des navires commerciaux, rappelant la fragilité du cessez-le-feu.
La situation demeure extrêmement précaire, les deux parties continuant d'échanger des menaces tout en affirmant explorer les voies de la désescalade.