
Le président américain Donald Trump a tempéré les attentes concernant un accord imminent avec l'Iran, après avoir affirmé, le jour précédent, qu'un protocole d'accord était « largement négocié ». Bien que les discussions progressent, l'administration américaine a précisé qu'aucun document ne serait signé immédiatement, privilégiant une approche prudente pour « bien faire les choses ».
Le projet de cadre, tel que décrit par un haut responsable de l'administration américaine, prévoirait un délai de 60 jours pour parvenir à un accord final. Ce texte viserait à empêcher l'Iran de développer une arme nucléaire, à obtenir l'abandon de ses stocks d'uranium enrichi — que le président Trump qualifie de « poussière nucléaire » — et à rouvrir le détroit d'Ormuz, actuellement bloqué par une opération navale américaine.
Les deux parties présentent toutefois des visions divergentes sur les modalités d'exécution :
Alors que les responsables américains affirment que l'Iran « n'obtiendra rien avant d'avoir livré », les médias d'État iraniens soutiennent que le détroit ne sera rouvert que si les États-Unis lèvent leur blocus naval dans les 30 premiers jours. De plus, Téhéran conteste l'obligation de retirer les matières nucléaires et insiste sur une levée des sanctions économiques.
Le secrétaire d'État Marco Rubio, en visite à New Delhi, a évoqué une solution « assez solide » sur la table, tout en soulignant que d'autres alternatives seraient envisagées en l'absence de succès diplomatique. Ce potentiel accord fait face à une opposition marquée au sein de la classe politique américaine, des législateurs républicains comme Roger Wicker, Ted Cruz et Lindsey Graham exprimant de vives inquiétudes quant à la bonne foi de Téhéran.
Sur le plan économique, la perspective d'un accord a entraîné une baisse des prix du pétrole, le brut Brent passant sous la barre des 100 dollars le baril. Ce conflit, qui a débuté fin février par des frappes américano-israéliennes, a déjà coûté la vie à 13 militaires américains et à plus de 3 000 personnes en Iran, selon des données officielles. Le succès de ces négociations reste l'enjeu central pour stabiliser une région marquée par des mois de hostilités intenses.