
Une frappe aérienne conjointe des États‑Unis et d’Israël a déclenché un nouveau tournant brutal dans la guerre qui oppose Téhéran à ses ennemis.
Dans la petite heure du 6 avril, Majid Khademi, chef du renseignement des Gardiens de la Révolution (IRGC), a été tué dans une opération que l’armée iranienne qualifie de « frappe américano‑israélienne ». Le corps des Gardiens a relayé le texte publié sur Telegram :
« Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l’Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l’attaque terroriste criminelle de l’ennemi américano‑sioniste… »
Le régime l’a présenté comme un martyr de plus d’un demi‑siècle de service, promettant que son héritage « inspirera les services de renseignement iraniens pendant de nombreuses années ».
En réponse, l’Iran a lancé un missile balistique qui a percuté dimanche soir un immeuble résidentiel de sept étages à Haïfa. Les secours du Magen David Adom ont déclaré avoir exhumé quatre corps — un couple d’environ 80 ans, un homme de 40 ans et une femme de 35 ans — sans signe de vie, et ont confirmé au moins deux blessés graves ainsi qu’un bébé de 10 mois parmi les victimes.
Parallèlement, le Pakistan a soumis un projet de cessez‑le‑feu de 45 jours, à deux phases, à Washington et à Téhéran. Selon Axios, les parties discuteraient d’une mise en œuvre immédiate pour rouvrir le détroit d’Ormuz, suivie d’une période de négociations à Islamabad.
Le président Donald Trump a repoussé son ultimatum initial, le fixant désormais à « mardi 20 h » (heure de Washington) et a répété sur Truth Social :
« Ouvrez le putain de détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en enfer ».
Des frappes israéliennes ont également visé le plus grand complexe pétrochimique d’Assalouyeh, tandis que l’Iran a restauré l’alimentation en gaz de Téhéran après un impact sur l’université Sharif.
Les deux côtés accumulent pertes humaines et infrastructurelles, et les pourparlers de cessez‑le‑feu restent fragiles. La région se trouve à nouveau à la croisée des chemins, où chaque nouveau missile peut faire basculer l’équilibre déjà précaire.