Dans le grand jeu parlementaire qui secoue la Chambre des représentants américaine, les républicains tentent d’échapper à des sous‑poignées liées à l’affaire Epstein en remplaçant les auditions classiques par des « roundtables ». Comité de surveillance de la Chambre, dirigé par James Comer (R‑Ky.), a ainsi opté pour six réunions de type table‑ronde sur l’IA, l’agriculture ou les normes militaires, tout en bloquant la possibilité de votes sur de nouvelles subpoenas.
Ces « roundtables » reproduisent l’apparence d’une audience : des experts témoignent, les législateurs posent des questions, mais la procédure officielle qui permettrait de déclencher un vote de subpoena n’existe plus. Cette manœuvre empêche les Démocrates, comme Robert Garcia (Californie), de forcer une nouvelle enquête ou de solliciter des documents supplémentaires.
“As they try to cover up the Epstein investigation and try to stop us and slow us down, I think they’re scared,” Garcia told HuffPost after stepping out.
Le geste de Garcia, qui a quitté la salle en protestation, montre à quel point les enjeux sont perçus comme une tentative de couverture de l’enquête sur le financier Jeffrey Epstein et sur ses liens avec Donald Trump.
Le porte‑parole des Républicains du comité a défendu les roundtables comme « des conversations plus substantielles avec les Américains », citant des thèmes comme « lawfare contre les agriculteurs, crimes contre les enfants, IA ». Pourtant, James Comer a exprimé son agacement envers Garcia :
“He’s not interested in governing. He’s not interested in waste, fraud and abuse. He’s interested in theatrics,” Comer told HuffPost.
Cette stratégie, selon les observateurs, pourrait être influencée par la Maison Blanche, soucieuse de limiter les pressions sur le mandat de Pam Bondi, ancienne procureur général renvoyée par Trump. Le Comité continuera pourtant à avancer sur d’autres dossiers législatifs, mais la perte de pouvoir de contrainte via les subpoenas constitue un revirement notable dans le traitement de l’affaire Epstein. Une manœuvre politique qui montre à quel point les procédures parlementaires peuvent être remodelées pour protéger des intérêts particuliers, et laisse planer la question de ce que la prochaine étape sera dans cette saga judiciaire.
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