Une nuit du 16 mai 2026 a transformé le ciel de Moscou en champ de bataille : une vague massive de drones ukrainiens a semé la mort, la panique et de lourds retards aéroportuaires.
Selon les autorités locales, au moins quatre personnes ont péri : une femme à Khimki, deux hommes au village de Pogorelki, tous deux au nord‑ouest de Moscou, et un conducteur d’un semi‑remorque dans la région de Belgorod. Les services d’incendie ont aussi relevé douze blessés près de l’entrée de la raffinerie de pétrole de Moscou, où trois habitations ont été touchées, sans toutefois endommager les installations techniques.
Les chiffres de liaisons aériennes sont tout aussi alarmants : l’aéroport Sheremetïevo a enregistré 200 vols retardés ou annulés, tandis que Vnoukovo en a connu près de 100.
Source 1 indique que les défenses aériennes ont abattu « plus de 120 drones » en 24 heures, dont 81 depuis minuit, alors que le ministère russe de la Défense affirme « plus de 1 000 drones ukrainiens abattus » sur l’ensemble du pays durant la même période.
Le maire de Moscou, Sergeï Sobyanin, a confirmé la destruction de 81 drones depuis minuit, soulignant que c’était la plus grande attaque contre la capitale depuis plus d’un an. Le gouverneur régional Andrei Vorobyov a précisé que les secours fouillaient les décombres à Khimki à la recherche d’éventuelles victimes supplémentaires.
Le président Volodymyr Zelensky a justifié l’opération, déclarant :
« Nos réponses à la prolongation de la guerre par la Russie et à ses attaques contre nos villes et nos communautés sont totalement justifiées. Cette fois, nos sanctions à longue portée ont atteint la région de Moscou. Nous disons clairement aux Russes que leur État doit mettre fin à la guerre. »
Moscou a rappelé ses nouvelles restrictions sur la diffusion d’images ou d’informations relatives aux frappes de drones, prévoyant des amendes de 3 000 à 5 000 roubles pour les particuliers et jusqu’à 200 000 roubles pour les entités légales.
L’attaque montre que l’Ukraine est capable de frapper des cibles plus de 500 km au-delà de sa frontière, malgré le dense réseau de défense russe autour de la capitale. Le conflit continue ainsi d’évoluer, avec des répercussions immédiates sur la sécurité civile et la mobilité aérienne en Russie.
Cette escalade laisse présager d’autres offensives à longue portée, au cœur d’une guerre qui ne montre aucun signe de désescalade.