
Les frappes américaines menées lundi dans le sud de l’Iran, visant des bateaux supposés poser des mines et des sites de lancement de missiles, ont déclenché un nouveau souffle d’incertitude alors que les pourparlers de paix semblent à un pas d’un accord.
Le U.S. Central Command a affirmé que les attaques visaient à « protéger nos troupes des menaces posées par les forces iraniennes ». Le porte‑parole, le capitaine de marine Tim Hawkins, a ajouté :
« U.S. Central Command continue de défendre nos forces tout en faisant preuve de retenue pendant le cesse‑feu en cours. »
Ces frappes ont eu lieu le même jour où l’Iran a déclaré avoir abattu un drone furtif « hostile » grâce à un nouveau système de défense aérienne, soulignant la tension persistante dans le golfe Persique.
Parallèlement, le principal négociateur iranien et le ministre des Affaires étrangères se sont rendus à Doha pour des discussions avec le Premier ministre du Qatar, centrées sur l’ouverture du détroit d’Hormuz et la gestion de l’uranium hautement enrichi d’Iran. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré à New Delhi que les États‑Unis « donneront à la diplomatie chaque chance de réussir avant d’envisager une autre voie ».
Le président Donald Trump a publié sur Truth Social que les pourparlers allaient « bien », mais a mis en garde contre de nouvelles attaques si les négociations échouaient, tout en appelant les États arabes à rejoindre les Accords d’Abraham.
Sur le plan économique, la perspective d’un accord a fait chuter les cours du pétrole de plus de 4 %, le Brent touchant 98,83 $ le baril et le WTI 92,03 $, leurs plus bas niveaux depuis deux semaines. Le trafic dans le détroit reste très réduit : seulement 32 navires et 5 pétroliers ont traversé sous autorisation des Gardes révolutionnaires, contre 140 navires par jour avant le conflit.
Les négociations avancent sur un cadre qui offrirait 60 jours pour finaliser un accord, avec une phase initiale de 30 jours pour le dégagement des mines afin de rouvrir le détroit. Aucun détail concret n’a encore été confirmé, et les deux parties restent prudentes quant à la mise en œuvre d’un tel plan.
Si un accord était conclu, il pourrait soulager les marchés mondiaux, mais le rétablissement complet du trafic maritime ne devrait pas se produire avant 2027, selon le directeur d’Abu Dhabi National Oil Company. Le monde attend désormais de voir si la diplomatie pourra réellement remplacer les tirs.