
Le président Donald Trump a surpris le pays en annonçant que son administration envisage d’« acheter » des parts d’entreprises d’intelligence artificielle, transformant, selon lui, les géants du secteur en partenaires du public américain.
À bord de l’Air Force One, le président a déclaré :
« Il y a quelque chose de très intéressant, cela devient presque un partenariat avec le public américain, nous allons examiner cela. »
Il a ajouté que une réunion avec les dirigeants d’OpenAI, Anthropic, Google, Facebook et SpaceX serait organisée « dans un avenir très proche ». Selon le site d’information NOTUS, des responsables seniors du gouvernement auraient déjà tenu des discussions préliminaires sur la possibilité pour l’État d’acquérir des actions dans ces sociétés.
Parallèlement, Trump a signé une version révisée d’un ordre exécutif demandant aux principaux développeurs d’IA de soumettre volontairement leurs modèles les plus avancés à des tests de cybersécurité avant toute mise sur le marché.
Le même jour, le sénateur Bernie Sanders a publié un éditorial proposant un fonds souverain financé par une taxe unique de 50 % sur les actions des plus grands acteurs de l’IA – OpenAI, Anthropic, xAI, etc. – afin que les « trillions générés par l’industrie » profitent à tous les Américains. Il a salué l’ordre exécutif de Trump comme « bonne nouvelle », tout en soulignant son caractère volontaire et insuffisant.
Les experts mettent en garde contre le nouvel outil Mythos d’Anthropic, qualifié de « puissant » et susceptible d’accélérer des cyberattaques sophistiquées, notamment dans le secteur bancaire.
Source 1 indique que le président a fait ces déclarations le 6 juin, tandis que Source 3 cite le 5 juin. Les deux rapports confirment toutefois l’intention de tenir rapidement une réunion avec les chefs d’entreprise.
Le plan de Trump représente une rupture nette avec la politique de déréglementation qui a caractérisé son mandat, en envisageant une participation directe de l’État dans les firmes technologiques les plus valorisées. Aucun texte de loi n’a encore été présenté, et les modalités – achat d’actions, prise de bénéfices ou simple partenariat – restent floues.
Si le gouvernement investit, il pourrait injecter des capitaux tout en obtenant une influence sur la direction de l’IA ; s’il s’abstient, le débat sur la souveraineté technologique américaine risque de se prolonger. Le prochain rendez‑vous avec les géants de l’IA révélera si cette idée audacieuse deviendra réalité ou restera une phrase de plus dans le vacarme politique.