
Les frappes américaines du dimanche soir sur des sites de missiles iraniens, annoncées comme une action de légitime défense, ont immédiatement fait vaciller les espoirs d’un accord de cessez‑le‑feu qui s’étaient cristallisés la semaine précédente.
Le commandement américain pour le Moyen‑Orient a déclaré :
« Les forces américaines ont mené aujourd’hui des frappes de légitime défense dans le sud de l’Iran afin de protéger nos troupes contre les menaces posées par les forces iraniennes. Les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. »
Les explosions entendues à Bandar Abbas aux alentours de minuit ont été suivies d’un retour à la « normale » selon la télévision d’État iranienne, qui a ouvert une enquête. Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a annoncé que son armée allait intensifier les opérations contre le Hezbollah au Liban, après trois morts dans des frappes récentes.
Du côté de la diplomatie, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé à Doha que les pourparlers restent ouverts :
« Un accord reste possible ; les discussions portent surtout sur la formulation précise du texte initial, ce qui prendra quelques jours. »
Parallèlement, le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a indiqué que, bien que de nombreux points aient été réglés, la signature d’un accord ne pouvait être qualifiée d’imminente.
L’incident a provoqué une réaction contrastée sur les marchés pétroliers : le WTI a perdu 5,2 % en Asie, tandis que le Brent a progressé de 1,8 %, le prix du baril repassant sous la barre des 100 dollars. Le président Donald Trump a rappelé son intention de rouvrir le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial, et a évoqué la destruction du stock d’uranium enrichi iranien, soit aux États‑Unis, soit en coopération avec Téhéran.
Alors que les négociations à Doha continuent, la région se trouve à la croisée des chemins entre une possible désescalade et une nouvelle vague de violence. Le monde attend de voir si la diplomatie pourra vraiment freiner la spirale qui menace déjà l’économie et la stabilité du Moyen‑Orient.