
Le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) a confirmé, lors de son évaluation annuelle, que les grandes banques sont solidement armées pour affronter une récession sévère tout en maintenant leur capacité de prêt aux entreprises et aux particuliers.
Le scénario hypothétique élaboré pour ces tests prévoit une dégradation économique marquée, incluant une récession mondiale sévère. Les projections intègrent notamment une chute de 39 % des prix de l'immobilier commercial, une baisse de 30 % du prix des logements, ainsi qu'une hausse du taux de chômage atteignant un pic de 10 %.
Malgré ces conditions extrêmes et l'absorption de plus de 708 milliards de dollars de pertes sur prêts, le niveau de capital global des banques n'a reculé que de 1,6 point de pourcentage, restant ainsi au-dessus des exigences minimales réglementaires. Les 32 établissements bancaires soumis au test ont tous respecté les seuils requis pour leurs fonds propres de base de catégorie 1 (Common Equity Tier 1).
Michelle W. Bowman, vice-présidente chargée de la supervision, a souligné la robustesse du secteur :
« Les résultats d'aujourd'hui soulignent la solidité du système bancaire. Alors que nous travaillons à accroître la transparence et la responsabilité des tests de résistance, les retours du public nous aideront à continuer à améliorer ces évaluations et à inspirer une plus grande confiance dans leurs résultats. »
Trois éléments principaux expliquent les résultats financiers projetés :
Le détail des pertes projetées comprend environ 200 milliards de dollars pour les cartes de crédit, 160 milliards pour les prêts commerciaux et industriels, et 75 milliards pour l'immobilier commercial. La Réserve fédérale a précisé que ces résultats n'auront pas d'impact immédiat sur les exigences de capital, lesquelles resteront en vigueur jusqu'en 2027, date à laquelle de nouveaux modèles d'estimation intégrant les avis publics seront déployés.