
La situation diplomatique entre les États-Unis et l’Iran est marquée par une confusion persistante après une série de déclarations contradictoires concernant un potentiel accord. Le président américain, Donald Trump, a affirmé avoir annulé des bombardements prévus contre l'Iran, annonçant simultanément la conclusion d'un accord-cadre avec Téhéran, après avoir menacé de « frapper très fort » le pays.
Selon les affirmations de Donald Trump publiées sur sa plateforme Truth Social, les discussions auraient été approuvées dans le détail par toutes les parties prenantes, incluant notamment Israël, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, l'Égypte et plusieurs autres nations. Il a précisé que le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait validé ce protocole et que la date de signature serait annoncée prochainement. Le président américain a néanmoins maintenu que le blocus des ports iraniens resterait en vigueur jusqu'à la finalisation de la transaction.
À l'inverse, cette version des faits est vivement contestée par les autorités iraniennes. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a nuancé cette annonce en déclarant :
« Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord. »
Cette position est corroborée par l'agence de presse iranienne Fars, qui, citant une source proche de l'équipe de négociation, affirme qu'aucun texte de protocole d'accord initial n'a été approuvé avec les États-Unis.
Ces événements surviennent dans un contexte d'escalade verbale, le président américain ayant multiplié les menaces, évoquant notamment une prise imminente de l'île de Kharg et de ses infrastructures pétrolières. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a qualifié ces menaces de « stratégies inadaptées et décisions impulsives », tandis que le général Ali Abdollahi a prévenu que toute attaque américaine entraînerait une guerre « plus étendue ».
Ce revirement de situation n'est pas sans précédent : selon les décomptes médiatiques, il s'agirait de la 38e annonce d'accord imminent par le dirigeant américain. L'incertitude demeure totale quant à l'issue réelle de ces échanges diplomatiques sous haute tension.