Le 1 juin, un appel téléphonique entre le Président Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a dégénéré en un échange houleux, révélateur de la tension croissante autour du conflit entre Israël, le Hezbollah et l’Iran.
Depuis le 28 février, des frappes réciproques entre Israël et le Hezbollah ont fait des centaines de victimes et menacent d’élargir la guerre au Liban et à l’Iran. Le 28 mai, l’Iran a annoncé qu’il suspendait les pourparlers de cessez‑feu, accusant Israël d’aggraver la situation à Beyrouth. Cette décision a précipité le dialogue entre Washington et Jérusalem, alors que Trump, qui se décrit comme « sauveur » de son allié, a déclaré à plusieurs reprises que la guerre était « très ennuyeuse ».
Après avoir publié sur X qu’il avait eu un « appel très positif » avec Netanyahou et que les bombardements au Liban seraient arrêtés, Trump aurait, selon le site Axios, hurlé :
« Qu’est‑ce que tu fous ? Tu es complètement fou. Tu serais en prison si ce n’était pas grâce à moi. J’enregistre ton cul. Tout le monde te déteste maintenant, tout le monde déteste Israël à cause de ça. »
Netanyahou a, de son côté, tweeté qu’il avait averti Trump que, sans un cesse‑feu du Hezbollah, Israël frapperait les cibles terroristes à Beyrouth.
« J’ai parlé avec le président Trump et je lui ai dit que si le Hezbollah ne cesse pas d’attaquer nos villes et nos citoyens, Israël attaquera les cibles terroristes à Beyrouth. »
Le récit d’Axios a été contesté par le journaliste israélien Amit Segal de Channel 12, qui affirme que Trump n’a pas insulté personnellement Netanyahou et que les deux dirigeants se sont mis d’accord sur le principe suivant : Israël suspendra ses frappes dans le sud de Beyrouth si le Hezbollah arrête ses attaques.
Source A rapporte l’insulte verbale de Trump, tandis que la Source B indique que les deux leaders ont conclu un accord de retenue sans que Trump ne l’attaque personnellement.
Le président américain fait face à des pressions au sein du Parti républicain ; certains soutiennent une escalade contre l’Iran, d’autres réclament une fin rapide du conflit avant les élections législatives de novembre. De son côté, Netanyahou doit composer avec une coalition parlementaire qui envisage la dissolution de la Knesset et un procès de corruption toujours en cours.
Ces échanges virulents exposent la fracture entre la diplomatie officielle et les frustrations personnelles, laissant planer l’incertitude sur la trajectoire du conflit au Moyen‑Orient.