
Les tensions entre Iran et les États‑Unis ont de nouveau flambé, malgré un cessez‑le‑feu officiel depuis le 8 avril, lorsqu’une nouvelle menace iranienne a suivi l’annulation in extremis d’une offensive américaine.
Après près de 40 jours de frappes aériennes, un accord de suspension des hostilités est entré en vigueur le 8 avril 2026. Depuis, les pourparlers restent au point mort : une seule rencontre, à Islamabad le 11 avril, s’est soldée par un échec. Le président Donald Trump a annoncé le 19 mai que les États‑Unis avaient « avorté in extremis » une nouvelle attaque prévue le lundi, affirmant qu’ils possédaient « de très bonnes chances » de conclure un accord avec Téhéran.
« Nous avons de très bonnes chances de parvenir à un accord avec l’Iran, » a déclaré Trump lors d’une conférence de presse, sans détailler les concessions envisagées.
Le porte‑parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a rétorqué que, si les États‑Unis reprenaient leurs attaques, « nous ouvrirons de nouveaux fronts contre eux ». Le chef du commandement des forces armées, Ali Abdollahi, a ajouté une mise en garde explicite :
« Les États‑Unis et leurs alliés doivent éviter toute nouvelle erreur stratégique et de calcul, sinon nous serons obligés d’élargir le conflit. »
L’Iran continue d’exiger le déblocage de ses avoirs gelés à l’étranger et la levée des sanctions qui étouffent son économie. De son côté, Washington insiste pour que l’Iran ne conserve qu’un seul site nucléaire fonctionnel et transfère son stock d’uranium hautement enrichi aux États‑Unis, refusant même de libérer 25 % des fonds gelés.
Alors que le conflit entre Iran et ses voisins atteint son 81ᵉ jour, les deux parties restent loin d’un compromis. La prochaine escalade dépendra de la capacité de Washington à offrir des concessions suffisantes et de la volonté de Téhéran de renoncer à son programme nucléaire.
Le monde observe, et chaque jour qui passe augmente le risque d’une reprise des hostilités.