
Le soldat de première classe Florian Gillet, âgé de 21 ans, est décédé mercredi 10 juin au Liban après avoir été mortellement touché par un « tir accidentel » survenu lors de la phase préparatoire d’un entraînement.
Le militaire, membre du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (RPIMa) de Castres, était déployé dans le sud du pays, à Saliyeh, depuis le 1er juin. Il y effectuait une mission de partenariat opérationnel en qualité de moniteur de combat d’infanterie auprès des forces armées libanaises. Malgré une prise en charge immédiate et les premiers soins prodigués par les secours présents sur place, il a succombé à ses blessures après son évacuation vers l’hôpital.
Le décès a été confirmé par le ministère des Armées et relayé par le chef d’état-major de l’Armée de terre. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a exprimé sa profonde tristesse, adressant ses pensées à la famille et aux frères d’armes du défunt. De son côté, le général d’armée aérienne Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, a salué la mémoire de ce soldat « mort en opération ». Le maire de Castres, Florian Azéma, a également réagi à cette perte, soulignant l’engagement du jeune militaire, breveté parachutiste l’an dernier.
La disparition de Florian Gillet survient dans un climat particulièrement lourd pour les forces françaises déployées au Moyen-Orient. Il est le quatrième militaire français à perdre la vie dans la région depuis le début du conflit déclenché fin février :
Alors que la France maintient une position de non-belligérance, ce nouveau drame souligne les risques persistants auxquels sont exposés les soldats français engagés dans des missions de formation et de partenariat au profit des institutions libanaises.