Les négociations secrètes entre Washington et Téhéran ont abouti à un projet d’accord qui, s’il est ratifié, prolongerait le cesse‑feu de 60 jours, rouvrirait le détroit d’Hormuz et ouvrirait une nouvelle phase de discussions sur le programme nucléaire iranien.
Le mémorandum prévoit que l’Iran retire ses mines du détroit d’Hormuz et n’impose plus de péages, tandis que les États‑Unis lèveront progressivement leur blocus naval. En contrepartie, l’Iran recevra des dérogations de sanctions lui permettant de vendre à nouveau du pétrole.
| Produit | Prix indiqué | Variation |
|---|---|---|
| Brent (USD/baril) | 94 $ | –2 $ |
| WTI (USD/baril) | 89 $ | –2 $ |
| Essence (USD/gal) | 4,43 | –0,12 $ |
Ces baisses reflètent l’espoir d’une reprise du trafic maritime, qui représente environ un‑cinquième du flux pétrolier mondial.
Le texte laisse en suspens le sort du programme d’enrichissement iranien. Selon les sources américaines, l’Iran s’engagerait à ne pas chercher d’arme nucléaire et à ouvrir des pourparlers pour la gestion de son stock d’uranium hautement enrichi. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que toute allègement de sanctions dépendra de la remise ou de la destruction de cet « uranium très enrichi ».
« Le « nuclear dust » pourra être remis aux États‑Unis ou détruit à un autre endroit acceptable », a écrit le président Trump sur Truth Social.
Les deux parties n’ont pas encore signé le texte. Le secrétaire d’État Marco Rubio a indiqué que l’Iran a besoin de quelques jours supplémentaires pour répondre. À Washington, les républicains sont divisés : Ted Cruz estime que le succès militaire pourrait être annulé, tandis que Rand Paul appelle à laisser le président conclure les négociations. Le sénateur Lindsey Graham exige que le Congrès vote sur tout accord, rappelant la loi de 2015 qui impose un examen parlementaire des sanctions.
Si le mémorandum est approuvé, le détroit d’Hormuz redeviendra un passage ouvert, les prix du carburant pourraient se stabiliser et la zone du Golfe verrait un recul des tensions, mais le futur du programme nucléaire iranien reste la grande inconnue qui décidera du succès durable de cet accalmie.