
Les frappes israéliennes du sud du Liban ont fait 47 morts et près d’une centaine de blessés, tandis que l’armée israélienne a annoncé la mort de quatre de ses soldats, dont un haut gradé. Ce bilan, le plus lourd depuis la signature d’un protocole d’accord irano‑américain prévoyant un arrêt des hostilités « sur tous les fronts, y compris au Liban », a précipité la mise en place d’un cesse‑feu négocié par les États‑Unis et le Qatar.
Le cesse‑feu a été annoncé par les autorités israéliennes et le porte‑parole de l’ambassade d’Israël aux États‑Unis, Yechiel Leiter, qui a affirmé que toutes les opérations offensives avaient cessé dès la fin de la matinée.
Source 1 indique que l’agence libanaise ANI a signalé une nouvelle frappe israélienne l’après‑midi, alors que Source 1 rapporte que Yechiel Leiter a démenti cet incident.
L’armée israélienne a déclaré avoir frappé « plus de 150 cibles » et tué « des dizaines » de membres du Hezbollah, tandis que Source 3 mentionne « plus de 80 cibles ». Cette différence illustre la difficulté à établir un compte‑à‑rendement précis des opérations en cours.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a juré que l’armée resterait dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire » et que le Hezbollah « paiera un prix très lourd ». Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a menacé que « tout le Liban doit brûler ». En réponse, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a accusé Israël de vouloir « la guerre permanente ».
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a approuvé le protocole d’accord avec Washington malgré des réserves, tout en rappelant que les futures négociations ne garantissent pas l’acceptation du point de vue de l’ennemi. Le porte‑parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a déclaré qu’il n’y avait « aucune urgence » pour les négociations, qui ont été reportées sine die par la Suisse.
Le trafic dans le détroit d’Ormuz, essentiel au commerce mondial d’hydrocarbures, a repris mais les navires doivent soumettre une demande 48 heures à l’avance. Source 3 indique que 25 navires ont franchi le détroit jeudi, un volume nettement supérieur à la moyenne de début juin.
Sur le terrain, des centaines de civils fuient le sud du Liban, leurs voitures chargées de matelas et de biens personnels, témoignant de la crainte d’un conflit prolongé.
Le fragile cesse‑feu, au cœur d’un accord nuclear irano‑américain encore incertain, détermine aujourd’hui la stabilité du Sud‑Liban et la sécurité du commerce mondial des hydrocarbures.