
Les tirs nocturnes entre Iran et Israël ont ravivé une escalade déjà tendue, poussant Téhéran à accuser ouvertement Washington de nourrir la crise.
Le porte‑parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que les échanges de feu « aggraveront un processus diplomatique déjà chaotique avec les États‑Unis ». Il a ajouté que la capitale iranienne échangeait des messages avec Washington dans une atmosphère de suspicion extrême.
« Les États‑Unis portent la responsabilité directe de toute action du régime sioniste (Israël) qui viole la paix régionale et la sécurité contre l’Iran. »
Baghaei a affirmé que Israël n’agit jamais sans la coordination de Washington et que les attaques israéliennes au Liban visent à saboter la diplomatie. Il a également indiqué que l’Iran réagirait à toute résolution défavorable lors de la prochaine réunion du conseil d’administration du Organisme de contrôle nucléaire (IAEA), accusant son directeur, Rafael Grossi, de parti pris politique.
Selon le diffuseur d’État iranien IRIB, des explosions ont retenti à Téhéran, Tabriz et Ispahan après que Israël a mené des frappes sur des cibles militaires iraniennes dans l’ouest et le centre du pays. L’Iran a répliqué en lançant des missiles en réponse aux frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth.
Des sources américaines, relayées par Reuters et Axios, indiquent que l’administration Trump aurait demandé à Benjamin Netanyahou de s’abstenir de riposter, invoquant la fragilité des pourparlers de paix entre l’Iran et les États‑Unis. Parallèlement, le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé « une profonde inquiétude » et a exhorté toutes les parties à respecter le cesse‑feu fragile.
Cette nouvelle tournure montre que chaque nouveau tir risque d’alimenter davantage les soupçons entre Téhéran et Washington, tandis que les appels internationaux à la désescalade peinent à retenir la dynamique explosive.