
Des émissaires américains et le ministre iranien des Affaires étrangères font route vers la Suisse pour entamer des négociations, malgré la persistance de frappes israéliennes au Liban qui menacent la fragilité d'un cessez-le-feu récemment conclu.
Le conseiller américain Steve Witkoff et le ministre iranien Abbas Araqchi se dirigent vers la Suisse pour des pourparlers techniques. Ces échanges visent à transformer un protocole d'accord en 14 points, signé cette semaine, en un accord régional durable. Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, se trouve déjà sur place. Ces efforts diplomatiques font suite à l'annulation, jeudi, du déplacement du vice-président JD Vance, initialement prévu pour mener la délégation américaine.
Le respect du cessez-le-feu au Liban, entré en vigueur vendredi vers 16h, est considéré par l'Iran comme une condition sine qua non à la poursuite des discussions sur son programme nucléaire et la stabilisation de la région. Cependant, la situation reste volatile :
Alors que les sources officielles indiquent une cessation des hostilités, l'agence de presse nationale libanaise (NNA) rapporte que des frappes aériennes et des tirs d'artillerie israéliens ont tué au moins cinq personnes dans la région de Nabatieh entre la nuit de vendredi et samedi matin. Parallèlement, d'autres sources de sécurité libanaises affirment que si des frappes ont eu lieu dans la première heure du cessez-le-feu, aucune n'a été enregistrée après 17h.
Ce conflit, qui a débuté le 28 février dernier, a causé la mort d'au moins 7 000 personnes, principalement en Iran et au Liban. L'accord intérimaire prévoit la fin des opérations militaires, une levée des sanctions économiques contre l'Iran, le dégel de dizaines de milliards de dollars d'avoirs et la création d'un fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars.
Le président Donald Trump a défendu cette démarche malgré les critiques :
« La guerre a affaibli l'Iran ! Nous ne nous sommes pas rencontrés par désespoir, eux l'ont fait. Ils sont FINIS ! Nous allons laisser passer les 60 jours. Ils ne recevront pas d'argent, pas 10 centimes ! »
Alors que les cours du pétrole ont chuté de 8 % cette semaine et que le trafic reprend dans le détroit d'Ormuz, la réussite de ces négociations reste conditionnée à une accalmie durable sur le front libanais.