
La prière du Eid al‑Fitr à Ziguinchor a offert à Ousmane Sonko, Premier ministre, une tribune inattendue où émotion et ambition nationale se sont entremêlées.
Après la prière à la mosquée HLM, Sonko a rendu hommage aux soldats tombés récemment dans la région, rappelant la lourde charge qui pèse toujours sur la Casamance. Il a souligné que l’État reste aux côtés des familles endeuillées et a réaffirmé son engagement à défendre l’intégrité du territoire.
« Le Sénégal doit rester un espace de consensus et de paix », a-t-il déclaré, appelant les groupes armés à déposer les armes et à réintégrer la vie civile.
Les autorités indiquent que la nature des violences a évolué : les affrontements seraient désormais davantage liés à la culture de cannabis et à d’autres activités illicites qu’à de véritables revendications politiques. Le gouvernement promet la poursuite du démantèlement des réseaux criminels et invite les militants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance à rejoindre le dialogue.
Sur le plan économique, Sonko a rappelé la dette extérieure élevée du pays et sa dépendance persistante aux financements externes. Il a plaidé pour une « transformation structurelle » visant à bâtir une économie plus souveraine, capable de répondre aux besoins nationaux sans dépendance excessive. La clé, selon lui, réside dans une gouvernance rigoureuse : une application transparente et équitable de la loi pour restaurer la confiance, attirer les investissements et garantir une croissance inclusive.
En mêlant mémoire, lucidité sécuritaire et vision de réforme, le Premier ministre a esquissé une feuille de route qui pourrait redéfinir le futur de la Casamance et, par extension, du Sénégal tout entier.
Le défi reste de traduire ces paroles en actions concrètes, sous le regard attentif d’une population à la recherche de stabilité durable.
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