
Des frappes et des tirs israéliens ont causé la mort d'au moins neuf personnes, dont un enfant et un journaliste, dans la bande de Gaza le samedi 20 juin. Selon les autorités sanitaires locales, ces opérations se sont déroulées dans plusieurs secteurs de l'enclave, notamment à Gaza City, Beit Lahiya, Khan Younis et dans le camp de réfugiés de Bureij.
À Gaza City, une frappe aérienne a détruit un immeuble résidentiel dans le quartier de Sabra, tuant quatre Palestiniens, dont deux femmes et un enfant. Parallèlement, dans le nord, une femme a été abattue à Beit Lahiya, tandis qu'une frappe à Khan Younis a causé au moins un décès et huit blessés.
Plus tard dans la journée, le journaliste d'Al Jazeera Ahmed Wishah a été tué lors d'une frappe sur le camp de Bureij. Le réseau Al Jazeera a dénoncé un « crime odieux », précisant qu'il s'agissait du douzième de ses journalistes tué par Israël depuis le début du conflit en octobre 2023. Le Syndicat des journalistes palestiniens a condamné cette disparition, affirmant que près de 300 journalistes ont péri depuis le début des hostilités.
Les versions concernant le décès d'Ahmed Wishah divergent radicalement :
L'armée israélienne affirme qu'Ahmed Wishah était un « tireur d'élite » lié au Hamas, tué aux côtés de deux autres combattants. À l'inverse, Al Jazeera et le Hamas nient formellement toute affiliation du journaliste avec ce groupe, qualifiant les accusations israéliennes d'infondées.
Le bilan humain total depuis le début du conflit, en octobre 2023, s'établit à plus de 73 000 morts côté palestinien, tandis que l'attaque initiale du 7 octobre 2023 a fait 1 200 morts en Israël. Bien qu'un cessez-le-feu ait été instauré en octobre, les combats sporadiques persistent. Depuis cette trêve, le ministère de la Santé de Gaza fait état de plus de 1 010 victimes palestiniennes, contre quatre soldats israéliens tués.
Sur le plan politique, les efforts de médiation menés par l'Égypte, le Qatar, la Turquie et Nickolay Mladenov, envoyé du président Donald Trump, stagnent. Les parties restent divisées sur le plan de paix proposé, qui exige le désarmement du Hamas et le retrait des forces israéliennes, un processus bloqué par des exigences mutuelles sur la gouvernance future du territoire.