
Des frappes américaines menées pendant la nuit ont détruit des réservoirs d’eau sur la côte sud de l’Iran, plongeant plus de 20 000 habitants d’une région déjà soumise à une chaleur extrême sans approvisionnement en eau potable.
Le détournement du réseau d’eau touche la ville de Kuhestak dans la province d’Hormozgan ainsi que dix villages voisins, selon l’agence Mehr qui cite un responsable gouvernemental. Le même rapport indique que « en raison de cet incident, plus de 20 000 résidents de la région, déjà confrontés à des conditions climatiques difficiles et à une chaleur dépassant les 30 °C, se retrouvent privés d’accès à l’eau ».
Les frappes américaines ont été présentées comme des « auto‑défenses », une réponse à l’abattage d’un hélicoptère militaire iranien au large d’Oman la nuit précédente, comme l’a affirmé le président Donald Trump. L’Iran a répliqué en ciblant des bases américaines situées dans le Golfe et en Jordanie, selon les médias iraniens. Le commandement CENTCOM a déclaré que les opérations américaines étaient « terminées » peu après.
Conflit de sources :
Source 1 indique que les réservoirs touchés se trouvent à Kuhestak et dans dix villages, tandis que Source 3 précise que les frappes ont visé deux réservoirs à Sirik, affectant également 20 000 résidents. Les deux versions s’accordent sur le nombre de personnes privées d’eau, mais divergent sur le lieu exact des installations détruites.
Les habitants, déjà exposés à une vague de chaleur, font face à une crise humanitaire imminente, soulignant les graves répercussions civiles d’une escalade militaire en cours.