
Les États-Unis et l'Iran ont multiplié les échanges de frappes militaires au cours du week-end, marquant une nouvelle escalade dans un contexte de tensions persistantes malgré des négociations de paix en cours.
Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a déclaré avoir mené des frappes sur la côte du Golfe en Iran en réponse à des « actions agressives iraniennes », incluant l'abattage d'un drone américain MQ-1 qui survolait les eaux internationales. Selon le CENTCOM, les forces aériennes américaines ont neutralisé des défenses antiaériennes iraniennes, une station de contrôle au sol ainsi que deux drones d'attaque qui représentaient, selon les autorités américaines, des menaces directes pour le trafic maritime régional.
En réaction, le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a annoncé lundi avoir ciblé une base aérienne utilisée par les États-Unis, sans toutefois préciser la localisation exacte de cette installation.
Ces affrontements surviennent alors qu'un cessez-le-feu, instauré au début du mois d'avril, est mis à mal par des escarmouches sporadiques. Les deux parties, qui tentent de négocier un accord plus durable pour mettre fin à un conflit vieux de trois mois, ont déjà connu des échanges similaires. Un incident comparable s'est produit jeudi dernier, décrit en des termes quasi identiques par les deux camps.
Bien que les sources s'accordent sur la nature des événements récents, il convient de noter la récurrence des échanges : les deux parties qualifient leurs actions de mesures défensives, tout en signalant que des épisodes de violence similaires se sont produits de manière sporadique tout au long de la période de cessez-le-feu entamée en avril.
La situation reste volatile dans la région. L'agence de presse étatique KUNA a rapporté que les systèmes de défense antiaérienne au Koweït, où se trouve une base américaine majeure, ont été activés lundi pour intercepter des attaques de missiles et de drones. Les sirènes d'alerte ont retenti à travers le pays.
Les États-Unis ont affirmé leur intention de continuer à protéger leurs intérêts et leurs actifs malgré la fragilité persistante de la trêve.