
Après une brève période de 48 heures de turbulences, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a officiellement présenté sa démission, laissant le parlement en quête d’un nouveau dirigeant.
La décision intervient immédiatement après le limogeage d’Ousmane Sonko de la fonction de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, ainsi que la dissolution du gouvernement. Ndiaye, figure de confiance du parti PASTEF et proche du camp Sonko, avait convoqué un comité d’urgence le dimanche 24 mai 2026 avant d’annoncer son départ. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a expliqué :
« Après une profonde réflexion, mûrie dans le silence, la responsabilité et le sens de l’État, j’ai décidé de démissionner de mes fonctions de Président de l’Assemblée nationale du Sénégal. »
La vacance du poste ouvre la voie à l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée, selon les règles internes qui permettent à un député sortant du gouvernement de reprendre immédiatement son siège. Les observateurs soulignent que le nom d’Ousmane Sonko circule déjà parmi les membres de la majorité parlementaire. Le parti PASTEF, qui avait remporté 130 sièges sur les 165 du parlement lors des législatives de 2024, possède ainsi une majorité suffisante pour soutenir une éventuelle prise de fonction de Sonko à la présidence de l’Assemblée.
Si ces prévisions se concrétisent, le retour de Sonko, ancien Premier ministre, pourrait rapidement être acté, renforçant l’influence du PASTEF au sein du pouvoir législatif. El Malick Ndiaye, tout en exprimant sa gratitude envers les députés et le peuple sénégalais, a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité institutionnelle, le dialogue républicain et la cohésion nationale.
Le Sénégal se trouve donc à un carrefour décisif : le choix du prochain président de l’Assemblée nationale pourrait redessiner l’équilibre des forces politiques et déterminer la trajectoire du pays dans les mois à venir.