
Le dimanche 31 mai, la marine française a intercepté un pétrolier en haute mer, rappelant que la lutte contre la « flotte fantôme » russe ne fait que s’intensifier.
À plus de 400 milles nautiques (environ 740 km) à l’ouest du cap de la Bretagne, un navire transportant du pétrole en provenance de Murmansk a été abordé par un équipe française. Le pétrolier, identifié comme le Tagor, naviguait sous le pavillon de Madagascar, ce qui a suscité des soupçons de faux pavillon. Après vérification des documents, les autorités ont confirmé l’anomalie et, sur ordre du parquet, le navire a été détourné vers un port francophone pour des contrôles complémentaires.
« Cette opération a eu lieu dans l’océan Atlantique, en haute mer, avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume‑Uni, en stricte conformité avec le droit de la mer. » – Emmanuel Macron, président de la République
Le président a ajouté que « contourner les sanctions internationales, violer le droit de la mer et financer la guerre que la Russie mène contre l’Ukraine depuis plus de quatre ans était inacceptable ».
La France agit en concertation avec le Royaume‑Uni, qui a, en mars, autorisé son armée à embarquer des navires suspectés d’appartenir à la flotte fantôme. Malgré ces mesures, les données de trafic maritime montrent que des dizaines de navires sanctionnés continuent de traverser les eaux britanniques.
Cette saisie souligne la difficulté de contrôler une flotte qui recourt à des changements de pavillon et à des itinéraires détournés pour échapper aux sanctions. Les autorités françaises et britanniques réaffirment leur engagement à empêcher toute aide logistique à la guerre en Ukraine, tout en intensifiant la coopération navale.
Alors que la pression sur le réseau clandestin des transports russes monte, chaque interception comme celle du Tagor rappelle que les eaux internationales restent un champ de bataille crucial dans la lutte contre l’évasion des sanctions.