Le rebord du détroit d’Hormuz continue de faire fluctuer les marchés pétroliers : chaque jour d’interruption pourrait maintenir le prix du Brent bien au‑dessus des 100 $ le baril, tandis que les dirigeants américains menacent de nouvelles mesures militaires.
Depuis la fermeture imposée par l’Iran il y a plus d’un mois, le détroit, qui transporte 20 % du pétrole mondial, ne reprend qu’un trafic limité sous la supervision des forces iraniennes. La société d’intelligence maritime Windward confirme que chaque transit doit être coordonné, et l’Iran a même annoncé l’intention d’imposer des péages aux navires, ce qui pourrait ajouter 2,5 million $ de coûts par expédition. Les entreprises pétrolières pressent l’administration Trump de refuser ces frais, et le président a publiquement dénoncé les « tolls illégaux » via son compte Truth Social :
« No one who pays an illegal toll will have safe passage on the high seas… »
Un rapport de Goldman Sachs, relayé par Bloomberg, prévoit deux scénarios selon l’évolution du détroit :
| Trimestre | Scénario « hors‑ouverture » | Scénario « amélioration » |
|---|---|---|
| Q3 2026 | $120 / bbl | $82 / bbl |
| Q4 2026 | $115 / bbl | $80 / bbl |
L’analyste Daan Struyven a déclaré : « We continue to see the risks to our price forecast as skewed to the upside ». Au moment de la rédaction, le Brent s’échangeait à $96,51 le baril, soit une hausse de 0,62 %.
Parallèlement, le président Donald Trump a affirmé que les prix du carburant pourraient rester « les mêmes ou un peu plus élevés » avant les élections de mi‑mandat, après l’échec des pourparlers de paix à Islamabad. Les statistiques du Bureau of Labor Statistics montrent une hausse historique de 21,2 % du prix de l’essence en un mois, portant la hausse annuelle à 18,9 %, et l’inflation a grimpé de 3,3 % en mars. Une enquête Pew indique que 69 % des Américains s’inquiètent le plus de la hausse des prix du carburant liée à la guerre.
Source 1 prévoit un Brent moyen de $120 au troisième trimestre si le détroit reste fermé, tandis que Source 2 cite le président Trump qui s’attend à ce que les prix « restent les mêmes ou légèrement plus élevés ». Les deux points de vue divergent sur l’ampleur future du choc pétrolier.
Alors que les tensions persistent, chaque décision à Hormuz pourrait bien définir le prix de l’énergie pour le reste de l’année.
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