
L'administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a pris la parole pour défendre la sélection d'un équipage entièrement masculin pour la mission Artemis III, prévue pour 2027. Cette décision, annoncée le 9 juin, a suscité une controverse immédiate sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes soulignant l'ironie de nommer une mission d'après une déesse grecque tout en excluant les femmes de l'équipage.
Face à des réactions allant de la déception à l'indignation, Jared Isaacman a affirmé que les astronautes avaient été choisis selon des critères purement techniques, incluant leur expérience, leur expertise et leur disponibilité. Il a souligné que l'objectif de la NASA est de donner à la mission « la meilleure chance de réussir ».
« J'ai vu des réactions allant de la déception à l'indignation. Dans un monde avec tant de controverse, j'espère que nous pourrons célébrer les astronautes sélectionnés, respecter l'intégrité du processus et reconnaître l'extraordinaire talent de l'ensemble du corps des astronautes », a déclaré l'administrateur de l'agence.
Selon Isaacman, certains astronautes ne pouvaient pas être sélectionnés car ils se préparent déjà pour des missions vers la Station spatiale internationale ou sont destinés à des missions de surface lunaire ultérieures. Il a également précisé que le processus de sélection ne faisait l'objet d'aucune nomination politique.
L'équipage sélectionné est composé du commandant Randy Bresnik, du pilote Luca Parmitano (de l'Agence spatiale européenne), ainsi que des spécialistes de mission Andre Douglas et Frank Rubio. L'astronaute Bob Hines a été nommé membre de l'équipage de réserve.
La mission de deux semaines en 2027 ne prévoit pas d'atterrissage sur la Lune. Son objectif principal est de tester le vaisseau Orion en orbite terrestre basse, en réalisant des manœuvres de rendez-vous et d'amarrage avec des modules d'alunissage développés par SpaceX et Blue Origin. Cette étape est jugée cruciale avant une tentative de retour des humains sur la surface lunaire, prévue dès 2028. La réussite de ces tests est essentielle pour établir une présence humaine durable sur la Lune.