
Les tensions dans le détroit d’Ormuz et la tourmente d’un géant du e‑commerce français font la une : d’un côté, la navigation mondiale est paralysée, de l’autre, un acteur historique du shopping en ligne cherche désespérément à se vendre ou à fermer ses portes.
Depuis les frappes américano‑israéliennes du 28 février 2026, le détroit d’Ormuz reste largement bloqué. Au 29 avril, 913 navires – dont 270 pétroliers et une cinquantaine de méthaniers – étaient immobilisés dans le golfe, affectant ≈ 20 000 marins. Le prix du Brent a franchi les 110 $ le baril.
« Aucun navire commercial ni pétrolier n’a traversé le détroit d’Ormuz ces dernières heures », affirme le commandement des Gardiens de la Révolution sur Telegram, contredisant le Centcom qui a déclaré que deux cargos américains y avaient « passé avec succès ».
L’Iran a menacé toute force étrangère, en particulier les États‑Unis, de « cibler et attaquer » les navires qui oseraient pénétrer le passage. Des missiles et des drones auraient été tirés sur une frégate américaine près de Jask, bien que aucune confirmation officielle ne soit disponible. Le président du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, a rappelé que toute interférence américaine serait considérée comme une violation du cesse‑le‑feu décrété par Donald Trump le 7 avril 2026.
Le site Rakuten (ex‑PriceMinister) a annoncé le 4 mai qu’il recherchait en priorité un repreneur en France, sous peine de fermer son activité de marketplace au troisième trimestre 2026. Le plan affecterait 180 salariés.
« Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du groupe Rakuten en France », indique la filiale dans une déclaration officielle.
Les chiffres sont sans appel : le nombre de clients a chuté de 33 % et le trafic de 42 % sur les dix dernières années. En 2025, le site ne comptait plus que 9,5 millions de visiteurs uniques mensuels, loin de son pic d’avant 2010. Rakuten mise désormais sur ses activités « innovation » – télécommunications (Rakuten Symphony), contenus numériques (Kobo) et messagerie (Viber) – pour compenser la perte du marché français.
Ces deux crises, l’une géopolitique, l’autre commerciale, rappellent à quel point la stabilité économique dépend de la sécurité des routes maritimes et de la capacité d’adaptation des entreprises face à des marchés en mutation.
Le monde attend de voir qui relèvera le défi, sur l’eau comme sur le Web.
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