Alors que les tensions autour du programme nucléaire iranien atteignaient un point critique, le président des États‑Unis a annulé à la dernière minute une frappe militaire prévue contre Téhéran.
Dans un post long sur son compte Truth Social, le président a annoncé avoir ordonné une pause de l’attaque initialement planifiée pour le 19 mai. Il a précisé que la décision faisait suite à la demande expresse de l’Émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, du prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman, et du président des Émirats arabes unis, Mohamed bin Zayed.
« J’ai été sollicité par l’Émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al Thani, le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman, et le président des Émirats arabes unis, Mohamed bin Zayed, pour suspendre notre attaque prévue contre la République islamique d’Iran. »
Trump a ajouté que les dirigeants du Golfe affirmaient que “des négociations sérieuses sont en cours” et qu’un accord « sans armes nucléaires pour l’Iran » était envisageable. Il a toutefois rappelé que les forces armées restent prêtes à lancer une offensive à grande échelle si aucune solution n’était trouvée.
« Nous ne ferons pas l’attaque prévue contre l’Iran demain, mais nous avons donné l’ordre aux forces armées d’être prêtes à lancer une offensive à grande échelle à tout moment si un accord acceptable n’est pas atteint. »
Le président a confirmé avoir discuté de la crise avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président chinois Xi Jinping, soulignant la dimension internationale du dossier. Le retard de l’assaut a été accueilli favorablement par les marchés pétroliers, qui craignaient une escalade affectant le détroit d’Hormuz.
Conflit de points : selon un responsable iranien cité par Reuters, la proposition de trêve iranienne visait avant tout à « mettre fin à la guerre et garantir la navigation dans le détroit d’Hormuz ». Trump, en revanche, a déclaré au New York Post que l’Iran « sait ce qui va arriver bientôt » et qu’il n’était « pas disposé à faire des concessions ».
La suspension de l’opération ne signifie pas un désengagement : les États‑Unis restent sur le qui-vive, tandis que le futur d’une solution diplomatique dépendra de l’issue des pourparlers en cours.
Le monde attend désormais de voir si la diplomatie pourra réellement empêcher une guerre au cœur du Moyen‑Orient.