
Le 24 juin, le président américain Donald Trump a annoncé qu’il ne signerait pas le projet de loi sur le logement adopté par le Congrès, invoquant la nécessité de première passage du SAVE AMERICA ACT, une réforme électorale qualifiée d’« urgence nationale ».
Le texte, issu d’un accord bipartite, vise à augmenter l’offre de logements en simplifiant les autorisations, en accélérant les revues environnementales et en limitant l’acquisition de maisons individuelles par les grands investisseurs. Il prévoit également des incitations à la construction de maisons modulaires, l’élargissement des prêts fédéraux et le financement de la rénovation d’infrastructures abandonnées.
« Nous avons besoin de plus de maisons construites, et une législation qui supprime les obstacles à la construction est exactement ce dont le marché a besoin maintenant », a déclaré Daryl Fairweather, économiste chez Redfin.
Les législateurs ont obtenu un vote de 358-32 à la Chambre et de 85-5 au Sénat, ce qui constitue une majorité veto‑proof.
Malgré ce soutien large, Trump a declaring the housing bill « mineur importance » comparé à la réforme électorale. Il a ainsi annulé la cérémonie de signature prévue à la Maison-Blanche, tout en continuant à pression les républicains pour qu’ils adoptent le SAVE AMERICA ACT, qui impose une preuve de citoyenneté aux électeurs.
« Aujourd’hui, la conférence de presse et la signature sont reportées jusqu’à ce que nous passions le SAVE AMERICA ACT, que j považ as une urgence nationale », a posté Trump sur Truth Social.
Le porte-parole de la Chambre, Mike Johnson, assure toutefois que le président signera finalement le texte après en avoir compris les détails.
Si le texte reste bloqué, les effets sur le marché du logement ne se feront sentir que sur le moyen long terme, car les nouvelles règles de construction ne s’appliqueront qu’après plusieurs mois. Les observateurs craignent qu’un report prolongé retarde la construction de logements abordables, alors même que les loyers restent 17,2 % au-dessus de leur niveau pré‑pandémie.
« Le plus tôt sera signé, plus tôt les promoteurs et les acheteurs en profiteront », a noté Danielle Hale, économiste chez Realtor.com.
« C’est décevant que le président ne signe pas ce projet qui répond à un problème majeur », a réagi la sénatrice Susan Collins.
En définitive, la balle est désormais dans le camp du Congrès, où une majorité suffisante pourrait contourner un éventuel veto, mais le calendrier reste incertain.